JournalSaison 4

Faire résonner la paix !

Ce matin, c’était ambiance studieuse à la maison jusqu’au déjeuner. Chacun sur son ordinateur, les unes emmitouflées dans leur couette, les autres sur un canapé ou un bureau… Bref, chacun dans son cocon de travail.

En début d’après-midi, on sort enfin de la maison pour aller filmer une interview de Philomena. Pour rejoindre le point de rendez-vous qu’elle nous a fixé, on doit traverser l’immense Hagley Park dont on a beaucoup entendu parler depuis qu’on est arrivés. Ce parc/jardin botanique/golf/terrain omnisport est à la fois un poumon végétal pour la ville, un espace de villégiature, et le lieu où tout Christchurch s’est retrouvé après les tremblements de terre de 2010 et 2011 et les attentats du 15 mars dernier.

L’équipe avec Philomena

Au cœur du parc, juste à côté du jardin botanique, on trouve une World Peace Bell (cloche pour la paix mondiale) offerte à la ville de Christchurch en 2006. C’est là que Philomena, pasteure méthodiste et membre de la Canterbury Interfaith Society (Société interreligieuse/interconvictionnelle de Canterbury, la région de Christchurch) nous a donné rendez-vous.

Assis sur un banc à portée de vue du monument, on passe une heure à discuter de son parcours de migrante arrivée de Singapour en Nouvelle-Zélande, de son sursaut d’engagement dans l’interreligieux à la suite des attentats contre les mosquées de Christchurch, et d’un futur événement intitulé Sacred Sounds.

« La musique rassemble tout le monde, pourquoi ne pas organiser un évément appelé Sacred Sound où chacun pourrait venir avec ses instruments et ses chants. »

On essaye de rester sérieux, mais 2 canards viennent de s’inviter sur notre « plateau de tournage » et n’ont pas l’air décidés à partir malgré mes gesticulations. On est tous pliés en deux. Plusieurs fois, ils font semblant de partir pour mieux revenir nous faire rire.

Après cet épisode, Philomena nous explique que la Canterbury Interfaith Society organise aussi chaque année un événements pour la paix dans le monde sur le site de la World Peace Bell. Les différentes communautés religieuses y font chacune une prière, mais on compte également des non-croyants parmi les participants.

« S’ils sont passionnés, les non-croyants peuvent jouer un rôle vital dans les sociétés interreligieuses. On a tant de choses à faire ensemble. »

Finalement, cette interview valait bien le coup de braver les cancanements des canards sauvages, et un groupe de touristes asiatiques qui nous a pris pour une équipe de cinéma filmant une star hollywoodienne.

Avant de quitter Hagley Park, on en profite pour faire résonner (et filmer) la World Peace Bell et pour faire une photo d’équipe sur une branche d’arbre en forme de banc. Puis, sur le chemin du retour, on se sépare en deux équipes : l’une va faire les courses au supermarché et l’autre rentre travailler.

Ce soir, on a prévu de préparer le dîner pour Kate et Rob afin de les remercier de si bien nous accueillir chez eux. Puis ils ont prévu une projection du film When a City Falls (Quand une ville s’écroule, à propos des tremblements de terre de 2010 et 2011) dans leur salon. On apprécie l’idée, car on commence à comprendre qu’il y a un lien évident entre la réaction positive de la population après les attentats et la réaction de cette même population après les tremblements de terre.

Vincent

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